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Never rebellion.

Anthropologie dérisoire

Zone sinistrée
June 29

Michael Jackson est mort.

La grande comédie du monde a de nouveau frappé. J’ai été, comme beaucoup d'entre vous je présume abasourdi par la mort « inattendue » de cet artiste de 50 ans, The Lost Children, Gone too Soon. J’écoutais avec plaisir il y a peu encore la réédition de l’album Thriller, j’avais même tenté de me procurer des places pour l’un de ses concerts à venir. La faucheuse a fait son œuvre, et Monsieur Jackson est entré en une fraction de secondes dans l’HIStory. J’aimerais lui dire : « You Rock My World ».

Il y a quelque chose d’exceptionnel  chez les artistes : leur mort semble toujours arriver de nulle part et quelque part on a envie de croire qu’elle est orchestrée, qu’elle est fausse et que ledit artiste va apparaitre à nouveau, sortir des limbes et triompher de la mort. C’est sans doute lié à leur présence sur scène, qui en fait des êtres surhumains et digne d’admiration pour beaucoup. The Way You Make Me feel

Je souhaite rendre hommage avec ce billet à Michael Jackson, qui a tout simplement révolutionné non pas l’industrie de la musique comme on peut l’entendre ici et là (ce serait amer comme constat), mais qui a tout simplement bouleversé le cours de l’histoire épique de la musique. Michael Jackson ce n’était pas qu’une voix, c’était avant tout une présence, celle-là même dont je vous parlais à l’instant, une aura quasi divine, véritable corne d’abondance d’où s’écoulait le nectar sucré du rythme. Malgré le titre de son dernier véritable album, l’étoile Unbreakable s’est montrée tout sauf Invincible.

Et c’est là que l’on peut parler de cette comédie du monde, de l’hypocrisie générale et du dégoût que m’inspire une surmédiatisation à outrance. Threatened. Qu’en est-il du mythe Michael Jackson ? Off the wallLe mur s’est effondré il y a longtemps déjà. Bad… Sans doute. Mais le mal vient avant tout de ces scandales qui ont défrayés la chronique à l’époque. Je ne parle ici pas de pédophilie, Whatever Happens, mais d’articles, de coupures de presse, de journaux télévisés, de textes sur le net qui font leur gagne pain de tout et n’importe quoi. D’après mes observations et ma propre expérience, la diffamation et la privation de sa propre voix sont deux des maux parmi les plus destructeurs du moral humain. Oserais-je dire de la morale humaine ? Car à sa mort, quel constat peut-on faire ? Michael Jackson n’était plus que de la merde en boite, tenant à peine debout, gorgé de médicaments antidouleur. Mais quelle douleur ? Corporelle, sans doute. Mais encore ? Dangerous… Au final, les médias ne retiendront que le fait qu’il abusait des médicaments, que c’était un drogué. L’autopsie révèle que son estomac contenait seulement des pilules. Et alors, aurait-on été plus joyeux de savoir qu’elle contenait une pizza royale surgelée de chez Leader Price ? Privacy et dignité.

Le compte en banque de l’artiste a été un véritable Thriller, entre les procès, les dettes, la vente de Neverland et d’un nombre invraisemblable de biens invraisemblables. Money, il semble n’y avoir que ça dans la vie. Heal the World : une dizaine d’heures après l’annonce de la mort, des T-shirts « Michal Jackson 1958-2009 » étaient mis en vente. Les actuels propriétaires de Neverland ont déjà annoncé la mise en vente de la propriété, espérant une plus-value importante. Aux rumeurs selon lesquelles, la dépouille serait enterrée à cet endroit, on peut se demander si l’annonce immobilière ne propose pas le duo maison + cadavre de Michael Jackson pour un prix défiant toute concurrence. A quand la perruque de Michael le chauve aux enchères sur Ebay ? Don’t Stop ‘Til You Get Enough !

Je ne sais pas si en 1985 We Are the World sonnait juste, mais en tout cas à notre époque, cette phrase à le goût acide de l’insulte. Profanons les morts, titrons « Bambi est mort » chez Libé, faisons circuler des photos du morceau de chair en décomposition après autopsie de l’homme, prêtons à celui qui est désormais Speechless des mots qu’il n’a pas eu. Tout est question de Screa           m Louder ! Tenez, même cet écrit ne dessert que l’égo de votre faussement humble serviteur ! Blood on the Dance Floor, ou plutôt on our fucking mind. Le monde est détraqué. Si je devais chanter Earth Song à l’heure actuelle les paroles seraient au combien moins naïves que l’originale. Humain Nature2 Bad

Mais le pire est encore à venir. A chaque jour son coup de théâtre, Don’t Walk Away. Dettes, calvitie, problèmes de santé, addiction aux médicaments. Maintenant c’est au tour de Jordan Chandler d’avouer que son père lui a demandé de créer de toute pièce les abus sexuels dont il a soit disant été victime. Même après le déni de telles accusations, comment être sur ? Comment savoir la vérité ? Une confession qui arrive un peu tard. On ne lave pas un linge déchiré. Michael Jackson, même dans l’hypothèse de son innocence restera coupable.

Finalement, l’artiste est mort seul contre tous, malgré tout l’inutile amour porté par ses fans face à une poignée de détracteurs (qui se sont efforcés à Beat it, it en tant qu’icône pop) ayant le pouvoir, l’argent et les médias de leur côté. « Leave me  alone », l’artiste a été exaucé. Il est bien mieux dans le silence ensommeillé du trépas que dans ce monde Smooth Crimminal. Au final, que vaut l’amour de millions de personne ? They Don’t care About Us, nous ne retiendrons que cette morale. La compassion, She Is Out of My Life, même si rien n’est Black Or White. Tout n’est qu’éternel haut et bas: Fall Again, mais Smile quand même. Nous ne referons pas le monde en quelques mots. Après Stranger in Moscow, étranger au monde : fermons les yeux et tendons l’oreille pour nous abandonner à la musique salvatrice. Butterflies de la piste de dance, célébrons les vibrations sonores perpétuelles jusqu’au Break of Dawn. Heaven Can Wait, musique You Are My Life, mieux, tu es la vie, celle qui me donne envie de me murmurer à moi-même, sans Cry face à une mort tragique comme il y en a des milliers par jours : « Wanna Be Starting Something » ?

May 22

Citation du mois

Quand j'entends prononcer le mot de culture, je prends mon revolver.


Citation trouvée dans la prose d'Henry Miller.



March 25

Un spam consternant

L'une de mes boites mail pourrie de spam vient de me révéler un petit joyau de consternation.
Le titre évocateur laisse place à un argumentaire commercial bien plus que douteux... Je vous laisse juger:

Objet : Jérémy, ces filles vont vous rendre irrésistiblement doux!
Un commando de femmes sexy et déterminées traque les hommes qui piquent…
Braun a créé les Serials Girls prêtes à tout pour vous rendre irrésistibles...
Aidez-les dans leur mission en jouant au grand jeu Serial Girls : Un écran LCD et des téléphones LG Prada à gagner !

En toute franchise, comment peut-on engager des gens qui nous pondent des trucs pareils ? Pire, comment peut-on gâcher les ressources de l'entreprise en leur fournissant un salaire décent?

March 19

Renaissance du Style libre (#7)

Je n'ai pas écrit ici depuis un moment, je profite donc d'une petite soirée tranquille pour vous faire part de mes dernières réflexions. Les billets de style libre seraient-ils de retour ? Ca m'en a tout l'air. Après vérification, le dernier date du février 2008, un an de mutisme, ça passe si vite. Plusieurs sujets me viennent déjà en tête.

La relation à autrui est d'une complexité assez mordante, d'autant plus que nous sommes les seuls responsables de cette complexité. TIMIDITE. Ne pas oser parler à une personne semble aussi surréaliste et non naturel que de respirer, si on part du principe que toute personne est d'un naturel plutôt philanthropique. Que peut-il arriver d'autre qu'une réponse lorsqu'on aborde quelqu’un? Qu'elle soit positive ou non, au final, un contact humain est créé. CONTACT HUMAIN. De plus en plus difficile à établir. Etait-il facile à établir avant? Je ne sais pas, mais la technologie a très certainement éloignée les gens physiquement et spatialement proches. Le téléphone portable, internet, les e-mails, MSN, Skype ou simplement les MP3 toujours plantés dans les oreilles. Pour certains irréductibles, même sans pile il s'avère utile : mettre des écouteurs empêche les autres de venir vous aborder-importuner-emmerder (rayez la mention inutile). Ce qui n'est pas une mauvaise chose à la vue des personnes que vous pouvez croiser. Mais nous y reviendrons. Le téléphone portable est pire: l'autre jour, dans le métro bondé, une femme était en pleine conversation avec son portable lorsque les portes se sont ouvertes et que la manche d'une personne hurlante s'est coincée entre la cloison et la porte métallique ouverte. Demande d'aide non comblée par notre opératrice téléphonique qui a continué sans sourciller sa conservation (lapsus révélateur, sa conversation devrais-je dire), la personne criant à quelques centimètres d'elle. Fille honteuse… HONTE ? Parfois les rapports humains sont difficiles à établir pour une raison toute autre: on se bride. Je n'ai pour ma part jamais réussi à témoigner directement une once d'attachement pour ma mère. Je sais que je ne suis pas le seul. Il est toujours - il m'est toujours - difficile de montrer ses (mes) sentiments. Pour quelle raison ? La libido a pris une part tellement importante dans notre société, on veut on prend, on peut tout voir de nos jours (bite, boyaux, viol, bêtise, violence et tout ce que vous ne pourriez même pas entre-imaginer) que les corps sont devenus le plus grand marché mondial. L'esprit, les relations a-personnelles, le sentimentalisme, sont des notions qui entravent d'une façon plus ou moins importante ce flux de corps. Inconsciemment nous nous replions sur nous même. A notre époque, il m'est plus facile de montrer une vidéo prise sur mon téléphone (encore et toujours cet instrument, excroissance moderne du corps physique et économique!) où l'on me voit partouzer avec cinq ou six potes, que d'avouer ressentir des sentiments inédits et fortement en moi à la personne intéressée voire à un tiers. Aujourd'hui il est plus facile de violenter que de faire jouir quelqu'un par les richesses de son esprit. Il est plus facile de baiser que de conquérir une femme, il est plus facile de critiquer que de complimenter. Ma corporéité se plaque, tellement proche de ma cornée, à mes yeux qu'aucune lumière ne passe plus pour me révéler à moi-même dans toute la beauté que je pourrais hypothétiquement faire valoir. En repensant à quelques commentaires disposés au fil des actualisations de ce blog, je me rends compte que mes sujets sont comme les gros cumulo-nimbus de mon esprit: neuf dixième de critiques acerbes et un dixième d'amour (je doute, le mot est incertain, mal choisi, rédemption serait peut-être plus juste). Bref, je vous donne à voir du corps, du cadavre moderne socialement dans le ton.

Relations complexes entre nous donc. Mais quelle en est la raison ? Aussi simple qu'un œuf : la coquille. On a tous besoin de protection. Les gens sont cons. Ce sont des gros fils de pute, des merdes, des enfoirés, des salops, des enculés, les mots me manquent. Alors c'est sûr qu'il n'y a aucune raison à favoriser le contact humain, si ce n'est pour s'insulter, parce que souvent, ça fait du bien. J'ai une anecdote pour vous, mais peut-être n'a-t-elle pas sa place ici. Qu'importe. Je voulais, il y a un peu moins d'une semaine (vendredi dernier pour être précis), sortir du métro. Devant moi un passage étroit pour sortir et deux portiques pour entrer. Quelques personnes passaient les tourniquets. Deux impatients au lieu de valider leur ticket empruntent le passage réservé à la sortie. Ca m'a énervé. Je veux bien concéder qu'il n'y a pas vraiment de raison à cela. Mais voilà, l'ordre n'est jamais respecté, le système est toujours bancale à cause de comportements typiques comme celui-là. Je me suis vu autant privé de perspective de sortie immédiate que de liberté présente et future. J’ai agi en conséquence : je m'approche de la sortie et me sers de mon corps comme rempart pour pousser la personne qui me gâchait ma sortie, ma liberté,  pour m'y engouffrer à mon tour. Un vieux totalement scandalisé qui me lance fort un "ça va pas oui!". Non ça n'allait pas vieux con "y a les portiques pour entrer!" rétorquais-je. Je suis un jeune con de mon côté, qui manque de respect à la vénérable vieillesse. J'ai pensé. Mais très vite, une évidence m'a alors submergé, aussi sublime et grandiose dans son horreur et sa barbarie que dans son évidence:

TU ME FAIS CHIER AVEC TON CORPS, JE TE FAIS CHIER AVEC LE MIEN.

Le corps, une valeur marchande je vous dis. Ne pas hésiter à s'en servir je vous dis. Notre seule force d'existence pour la plupart, la masse, les gens, les cons. Oui, je crois que je peux le dire maintenant. Je suis bien un enfant de mon siècle. Un putain de salopard de rebut de mon époque!

Je dédicace le récit de ma prise de conscience à mon mentor : le vieux au béret et au poil blanc de la station Odéon. Longue vie à toi!


March 05

Citation du mois bis

Ce mois-ci, devant l'urgence d'une telle révélation, je ne peux que vous offrir une deuxième citation du mois, un peu (également) pour contrebalancer la trop grande spiritualité de la précédente. Alors mes amis, savourons ensemble la spiritualité non pas d'un Bashô mais d'un boulet...
 
J'ai beaucoup bercé mon bébé sur le dernier disque de Carla Bruni quand je l'allaitais
 
Isabelle Boulay. Nous plaignons déjà ce pauvre être sans défense aucune qui à coup sûr alimentera le compte d'un psychothérapeute dans les décennies à venir.
March 02

Citation du mois

Mars arrivé, nous voici repartis pour une nouvelle fournée!
 
Intelligence et sottise, artifice et naturel ne sont également partagés, mais ce monde n'est-il point demeure d'illusion? Las d'y réfléchir, je me suis couché.
 
Bashô Matsuo, Notes de la demeure d'illusion, traduction de René Sieffert. Devant l'incertitude, laissons l'énergie de la réflexion au repos et contentons nous simplement de vivre, avec le plus de quiétude possible, sans tomber de la barque qui nous conduit le long du chemin tortueux et bouillonnant de l'Achéron.
February 27

La citation du mois

Un livre qui sent bon la fin de la semaine écrit par un soupçonneux Tonvoisin Debureau, Travailler moins gagner plus, me donne l'occasion de finir le mois de février en beauté!
 
Entre se tuer au travail et mourir d'ennui, pourquoi ne pas choisir de tuer l'ennui au travail.
 
Je vous laisse méditer cette maxime!
February 26

La France vous dit : va crever on s'en branle!

Je pense qu'aujourd'hui ce n'était pas ma journée, le calendrier n'annonçait effectivement pas de "Jérémy Day" en ce frileux jeudi merdique dans lequel se meurt (enfin) le mois de février. Le remède de l'ingestion de fortes doses de chocolat a heureusement bien agi et m'a permi de passer une journée au dessus des considérations les plus alarmantes avec la même efficacité que du lexomil.
 
J'ai pensé à vous aujourd'hui, chers lecteurs, et surtout au ramassi de conneries qui pourrait me donner l'envie pressante d'uriner un billet dans lequel je proclamerais comme Anne Roumanov "on ne vous dit pas tout!" ou plus précisément "on se fout vraiment de votre gueule!".
Alors oui, pour la plupart, vous n'êtes sans doute aucun qu'un tas de gros cons totalement abrutis par la merde culturelle moyenne, et je m'excuse d'oser appeler ça culture, emmerdeurs frustrés par vos vies insipides  dont la seule satisfaction quotidienne est d'infliger plus d'emmerdes aux autres que vous n'en avez récoltées (quelle générosité!). De la connasse cul serré de la banque qui vous fait des remarques sur l'état de vos finances à la petite raclure des banlieux qui agresse une femme seule en pleine nuit pour lui voler son ordinateur portable jusqu'à la tête de con au bureau et à ses grosses baleines du métro qui même avec moins de 50 kgs réussissent à vous bouffer votre espace vital, les exemples ne manquent pas!
 
Quelle digression mes amis (si vous êtes encore là bien évidement) pour en arriver à relater un fait sans doute si banal qu'il n'y a pas de raison d'en être étonné. Mais bon, tant que nous en serons toujours étonnés, nous n'aurons pas totalement perdu la lutte face à l'abrutissement généralisé de notre société. Alors allons y pour un nouveau coup de gueule, qui est déjà parti sur les chapeaux de roue (je n'ai jamais compris cette expression, sans doute n'est-elle pas correctement citée!).
Cet après midi, en accédant à la page principale de Yahoo! que vois-je à la une? Un article sur Obama. Normal, me direz-vous. Oui mais voici ce qui faisait la une:
 
Barack Obama: un chien pour le 1er avril?
"Les filles en rêvaient, The President of the United States l'a fait. Trop fort ce Barack. Sasha et Malia devraient en effet recevoir leur petit chien en avril. Selon les bruits qui courent, ce serait même pour le 1er avril, j'adore les blagues à quatre pattes."
 
Je ne vous ferai pas l'affront de vous apporter le lien de cet article, ni de vous lire les affreuses réjouissances qui suivent ce chapeau (encore un!) quoique en réalité ça vaut vraiment le coup d'oeil! Et je n'ose même pas imaginer la gueule du crétin qui a pondu une connerie pareille, avec tout le respect que je lui dois (même si sur le coup je pense être bénéficiaire plutôt que déficitaire, la banquière de tout à l'heure vous le confirmera!)! Il est intéressant de savoir qu'une dizaine de minutes plus tard un article était mis en ligne, mais de façon beaucoup plus discrète: "Etats-Unis: Obama prévoit un déficit colossal pour sortir l'Amérique de la crise". Doit-on en conclure que l'arrivée d'un chien à la maison blanche est en soi une véritable stratégie économico-politique visant à rassurer les gens du monde entier (et même de France, ça alors  quel marketing!) sur leur avenir incertain, leurs traites à payer et leur vie de merde?
La peoplisation m'a toujours plus ou moins dégouté, mais alors quand il s'agit d'homme (quel seducteur, avec toutes les femmes qui lui court après!) ou de femme (quelle salope, elle se tape déjà un nouveau mec, alors qu'elle est enceinte de père inconnu, qu'elle sort d'une relation avec le député X et qu'on a vu son ventre tombant sur ses photos de vacance!) politiques, j'en aurais presque des spasmes!
 
Alors joignez-vous à moi et lançons au vent, que dis-je, à la face du ciel, en gonflant nos poumons intoxiqués du bon air nucléaire du vingt et unième siècle VIVE LES MEDIAS et bien sûr, VIVE LES FRANCAIS! Je me sens fier de partager le même pays que mes CON-citoyens cités dans cet article. Un jour quelqu'un a dit que l'herbe était toujours plus verte ailleurs. Et bien j'aimerais lui répondre que chez nous c'est le goudron qui est toujours plus sale qu'ailleurs.
February 15

Calmando Qual - La Mécanique ondulatoire 18/01/09

Voilà un long moment que je n'ai pas écrit ici. il est donc temps de semer les graines d'un billet pour récolter un contenu pour ce blog!
Et comment commencer en beauté cette nouvelle année? Tout simplement avec le compte rendu de l'évènement musical (du moins pour moi!) de l'année 2009: la venue en France de Calmando Qual. Vous allez sans doute vous dire que j'y vais un peu fort, 2009 venant à peine de commencer. Pessimisme devant la pauvreté des évènements musicaux promis pour cette année? Et bien non, simplement voici la concrétisation de plus de deux ans d'attente! En effet, Calmando Qual est déjà venu une fois, le 29 (si ma mémoire est bonne) jullet 2006, ce qui nous ramène à loin!
 
Vous pourrez retrouver quelques informations sur le groupe dans un précédent billet que j'ai publié le 1er août 2006. Mais depuis, de l'eau a coulé sous les ponts et les arbres ont poussés. Une piqûre de rappel s'avère donc nécessaire pour mettre à jour les derniers évènements s'étant produits dans la galaxie Calmando Qual. Nous les avions quittés avec la sortie, en décembre 2005, d'un excellent album de remix, Mechanical mix with unjust blood. Il faudra attendre pile un an entre cette sortie et la suivante. Cette fois il s'agit d'un single, Twisted Clock, qui est l'occasion pour le groupe de changer de nom au Japon et de devenir... Twisted Clock! Fort de ce petit changement le groupe donne quelques représentations jusqu'à une tournée en Europe (Allemagne et Espagne) en 2007 qui sera l'occasion de la sortie d'un DVD pour le marché européen compilant PVs et Lives à l'étranger. Le premier coup dur depuis un moment arrive alors pour le groupe: Sio, le batteur, les quitte. Pourtant le groupe se remet vite puisqu'avec Kiri, batteur de session, ils réalisent un troisième album (sans compter l'album de remix) qui sort en mai 2008, Father-mother.
Un joyau, tout simplement! A la première écoute la batterie s'avère, à mon humble avis, assez faible, mais passée l'introduction instrumentale assez anecdotique on se retrouve dès la piste 2 devant un bijou, Taiyo to Shonen, qui mêle voix divinement légère et riffs de guitare lourds et saccadés. La surprise vient par la suite de chansons inénarrables, aux passages rappés telle Bloated corpse, un véritable OVNI autant par sa composition, son rythme que ses paroles atypiques. Comme quoi, même après 7 ans d'existence le groupe trouve encore le moyen de se remettre en question, d'innover et de nous pondre une galette sonore proche du chef d'oeuvre, qui vient, de justesse je vous l'accorde, détroner dans mon coeur leur maxi single Silent, que je place dans la liste des priorités musicales à sauver de l'oubli cacophonique mondial. L'album se finit sur une cacophonie gresillante justement, comme pour baisser le rideau sur un monde atypique qui pendant 45 minutes n'aura cesser d'émerveiller mes oreilles.
Mais allons droit au but. Après cet album on aurait pu penser que tout allait bien, mais Calmando Qual doit alors faire face au départ de Tasc qui en compagnie de Kiri part rejoindre le jeune groupe Maggot en tant que bassiste ( voici leur myspace, pas terrible musicalement, à vous de juger: http://www.myspace.com/maggottokyo ). Des rumeurs se mettent alors à courir en France au sujet de la séparation du groupe. Heureusement, il s'avèrera qu'elle est à l'origine d'un malentendu (merci en parti à lamia Cross pour l'avoir dissipé!).
 
 
C'est donc diminué et amputé de deux membres que Calmando Qual se présente sur la petite scène de la cave de La Mécanique ondulatoire. Passons sur une première partie oubliable, Lamia Cross ( http://www.myspace.com/lamiacross ). Non, finalement, quelques mots: son pourri (autant dû à l'acoustique terriblement handicapante de la salle qu'à des balances mal faites), choeur de jeunes filles très optionnel, chanteuse un peu (beaucoup?) saoul à la voix faible et inaudible, compos qui se ressemblaient trop à mon goût, mais une touche d'originalité avec un arrière fond électro parfois pas mal ficelé. Calmando Qual arrive alors, traversant la (petite) foule pour atteindre la scène. Effectuant sa balance du mieux possible (le son sera correcte mais pas exceptionnel), le groupe sera donc composé d'Hibiki (chant), Tak (guitare), Kenka (basse) et de bandes enregistrées pour la batterie et les ambiances sonores ainsi que le clavier. Dès les premières notes, je retrouve les émotions ressenties lors du concert de 2006, un peu comme Proust et sa madeleine, mais sans le côté apaisant et calme de la scène. Technique, charisme, générosité scènique seront au rendez-vous. Comme à son habitude, Hibiki se montre énergique, frontman idéal et offre une performance vocale irréprochable. Tak comme toujours se montre très présent et joue avec le public. Kenka, comme je m'y attendais, semble possédé par le démon habitant sa basse, fixant un point au plafond en frappant ses cordes, mimant la folie et semblant se parler à lui-même. Un show trop court malheureusement (mais pourrais-je un jour trouver un concert de Calmando trop long?) et souffrant d'une setlist limitée. Pour notre plus grand plaisir le groupe interprèta ses grands succès, les chansons qui ont fait sa réputation, jusqu'à Insanity que j'adore. Mais le spectre de l'absence de la monstrueuse ANTI FLAG plannait, tout comme l'absence totale des titres du dernier album du groupe que j'aurais aimé voir mis en scène. Une absence qui s'explique par le manque de bandes enregistrées peut-être. Malgré ces déceptions, je ressors conquis, une fois de plus, par l'alchimie enfièvrée qui ressort de la performance. Putain, qu'ils reviennent vite!
 

Cerise sur le gâteau, comme pour pallier la durée relativement courte du show, le groupe offre à ses admirateurs une séance de dédicaces. Sortant prendre l'air avec Claire en quête d'une épicerie pour acheter la traditionnelle bouteille de fin de concert, j'aperçois Hibiki et Kenka sortant pour griller une cigarette dans la rue. Je vais à leur rencontre pour échanger quelques paroles, les remercier et même prendre une photo bras dessus bras dessous avec un Hibiki généreux, extrêmement respectueux et honoré de l'attention qu'un admirateur de longue date comme moi lui porte. Des gars simples et vraiment adorables. Nous reviendrons avec Claire à la fin pour la dédicace. Ayant apporté mes vieux CDs du groupe, j'échange quelques mots d'encouragement avec chacun alors qu'ils se lèvent pour m'entourer devant l'objectif de l'appareil d'Angélique qui couvrait non-officiellement l'évènement (voici son tout jeune site http://site.voila.fr/shashinkudasai/ ).
 
Quelques photos et un petit article sur le site de Jame à cette adresse: http://www.jmusiceuropa.com/fr/article.php?id=6872 . Retrouvez également un interview lié sur le même site.

December 17

Quelques nouvelles

Etant victime d'une panne d'écran, difficile de tenir ce blog en ce moment et voici deux mois que la citation du mois n'a pas été actualisée. Une petite pensée de mon cru devrait suffire pour couvrir la fin de l'année en beauté. Allez, et bonnes fêtes. Déchirez-vous en pensant un peu à moi!

Je ne suis pas fait pour la vie en humanité.